Alopécie Homme : Types, Causes et Traitements Efficaces
L'alopécie masculine affecte 70% des hommes. Découvrez les différents types d'alopécie, leurs causes et les traitements les plus efficaces disponibles.
Mis à jour le 27 janvier 2026

L’alopécie masculine désigne toute forme de perte de cheveux chez l’homme, qu’elle soit progressive, soudaine, localisée ou diffuse. Cette condition touche environ 70% des hommes au cours de leur vie, avec des degrés de sévérité très variables. Si l’alopécie androgénétique (calvitie commune) représente la forme la plus fréquente, d’autres types d’alopécie nécessitent des approches diagnostiques et thérapeutiques différentes.
Ce guide complet vous présente les différentes formes d’alopécie masculine, leurs mécanismes, leurs causes et surtout les traitements efficaces disponibles en 2026. Que vous constatiez les premiers signes d’une calvitie naissante ou que vous fassiez face à une chute plus importante, ces informations vous aideront à comprendre votre situation et à prendre les bonnes décisions.
Les différents types d’alopécie masculine
Toutes les pertes de cheveux ne se ressemblent pas. Identifier le type d’alopécie dont vous souffrez est la première étape vers un traitement adapté.
Alopécie androgénétique : la plus fréquente
L’alopécie androgénétique, communément appelée calvitie, est de loin la forme la plus répandue chez l’homme. Selon les études du NCBI, elle touche 30% des hommes de 30 ans, 50% à 50 ans et jusqu’à 80% après 70 ans.
Cette forme de perte de cheveux se caractérise par :
- Une progression lente et continue sur plusieurs années
- Un schéma prévisible : recul des tempes, puis éclaircissement du vertex
- Une conservation des cheveux sur les côtés et l’arrière de la tête
- Une origine génétique et hormonale (sensibilité à la DHT)
La classification de Norwood-Hamilton permet d’évaluer objectivement le stade de la calvitie, du stade 1 (pas de perte visible) au stade 7 (calvitie étendue ne laissant qu’une couronne de cheveux).
Alopécie areata (pelade)
La pelade est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque les follicules pileux. Elle se manifeste par des plaques chauves circulaires bien délimitées, apparaissant brutalement en quelques jours ou semaines.
Caractéristiques de la pelade :
- Plaques rondes ou ovales, totalement glabres
- Peau sous-jacente normale (pas de rougeur ni de squames)
- Cheveux “en point d’exclamation” en périphérie
- Évolution imprévisible (repousse spontanée possible)
- Peut toucher aussi la barbe
Effluvium télogène
L’effluvium télogène provoque une chute diffuse massive, généralement 2 à 4 mois après un événement déclencheur (stress intense, maladie, chirurgie, régime drastique). Cette forme est réversible une fois la cause traitée.

Alopécies cicatricielles
Ces formes détruisent définitivement les follicules pileux, empêchant toute repousse. Elles nécessitent un diagnostic dermatologique urgent. Parmi elles :
- Lichen plan pilaire
- Lupus discoïde
- Folliculite décalvante
- Pseudopelade de Brocq
Causes de l’alopécie chez l’homme
Les causes de la perte de cheveux masculine sont multiples et parfois combinées. Leur identification est essentielle pour un traitement ciblé.
Facteurs génétiques et hormonaux
L’alopécie androgénétique résulte de la sensibilité génétique des follicules pileux à la DHT (dihydrotestostérone). Cette hormone, dérivée de la testostérone, provoque la miniaturisation progressive des follicules sensibles.
Selon l’American Academy of Dermatology, la prédisposition génétique provient des deux parents. Les gènes impliqués sont nombreux et leur expression variable, ce qui explique pourquoi deux frères peuvent avoir des calvities très différentes.
Les premiers signes peuvent apparaître dès la fin de l’adolescence chez les hommes fortement prédisposés. Un début de calvitie précoce indique souvent une évolution plus sévère.
Facteurs environnementaux et mode de vie
Certains facteurs peuvent aggraver ou accélérer une alopécie préexistante :
- Stress chronique : peut déclencher un effluvium télogène ou accélérer une calvitie
- Tabagisme : altère la microcirculation du cuir chevelu
- Alimentation déséquilibrée : carences en fer, zinc, vitamines B
- Mauvaises habitudes capillaires : traction excessive, produits agressifs
Causes médicales
Certaines conditions médicales peuvent provoquer ou aggraver une alopécie :
- Troubles thyroïdiens (hypothyroïdie, hyperthyroïdie)
- Maladies auto-immunes
- Infections du cuir chevelu
- Effets secondaires médicamenteux
Un bilan médical complet est recommandé en cas de chute soudaine ou atypique.
Diagnostic de l’alopécie masculine
Un diagnostic précis est indispensable pour orienter le traitement. Le dermatologue dispose de plusieurs outils pour identifier le type d’alopécie et son stade.
Examen clinique
Le dermatologue examine le cuir chevelu, la densité capillaire, le schéma de perte et recherche des signes associés (inflammation, cicatrices, squames). L’interrogatoire porte sur les antécédents familiaux, les médicaments pris et les événements récents pouvant expliquer une chute.
Trichoscopie (dermoscopie du cuir chevelu)
La trichoscopie permet de visualiser le cuir chevelu et les cheveux avec un grossissement de 10 à 70 fois. Cet examen non invasif révèle :
- La variabilité du diamètre des cheveux (miniaturisation)
- Le nombre de cheveux par unité folliculaire
- La présence de signes spécifiques de certaines alopécies

Trichogramme
Le trichogramme analyse au microscope des cheveux prélevés pour déterminer la proportion de cheveux en phase anagène (croissance) et télogène (repos). Une augmentation des cheveux télogènes confirme un effluvium télogène.
Biopsie du cuir chevelu
Réservée aux cas diagnostiques difficiles, la biopsie permet une analyse histologique pour identifier les alopécies cicatricielles ou auto-immunes.
Traitements de l’alopécie androgénétique
L’alopécie androgénétique bénéficie de traitements efficaces dont l’efficacité est scientifiquement prouvée.
Finastéride : le traitement oral de référence
Le finastéride à 1 mg par jour est le traitement oral le plus efficace contre la calvitie masculine. Il agit en bloquant l’enzyme 5-alpha-réductase, réduisant ainsi les taux de DHT d’environ 70%.
Résultats attendus :
- Arrêt de la progression chez 90% des hommes
- Repousse significative chez 65% des patients
- Résultats optimaux après 12-24 mois de traitement continu
Les effets secondaires (troubles sexuels) touchent 1-2% des patients et sont généralement réversibles à l’arrêt.
Minoxidil : stimulation topique
Le minoxidil en solution ou mousse à 5% s’applique directement sur le cuir chevelu deux fois par jour. Il stimule la croissance des cheveux par vasodilatation et prolongation de la phase anagène.
Le minoxidil est particulièrement efficace sur le vertex (calvitie moine) et peut être combiné au finastéride pour des résultats optimaux.
Greffe de cheveux
Pour les calvities établies, la greffe de cheveux permet de restaurer une densité capillaire permanente. La technique FUE (Follicular Unit Extraction) est aujourd’hui la plus pratiquée, offrant des résultats naturels sans cicatrice linéaire visible.
La greffe est indiquée lorsque :
- La calvitie est stabilisée (traitement médical en cours)
- La zone donneuse occipitale est suffisante
- Les attentes sont réalistes
Traitements complémentaires
D’autres approches peuvent compléter le traitement de base :
- PRP (Plasma Riche en Plaquettes) : injections de facteurs de croissance
- Microneedling : stimulation mécanique du cuir chevelu
- Low-Level Laser Therapy : photobiomodulation des follicules
- Mésothérapie capillaire : injections de vitamines et minéraux
Traitements des autres formes d’alopécie
Traitement de la pelade
La pelade étant auto-immune, les traitements visent à moduler la réponse immunitaire :
- Corticoïdes (topiques, injections, ou systémiques)
- Immunothérapie de contact (diphénylcyclopropénone)
- Minoxidil (complément)
- Inhibiteurs de JAK (baricitinib, ritlecitinib) en cas de forme sévère
La repousse spontanée est fréquente mais les rechutes possibles.
Traitement de l’effluvium télogène
L’effluvium télogène guérit généralement spontanément une fois la cause identifiée et traitée. La repousse complète prend 6 à 12 mois. Un traitement par minoxidil peut accélérer la récupération.
Impact psychologique et accompagnement
L’alopécie peut avoir des répercussions significatives sur l’estime de soi et la qualité de vie. Selon Dermato-info, de nombreux hommes rapportent une détresse psychologique liée à leur perte de cheveux.
Des stratégies d’adaptation existent :
- Acceptation progressive : reconnaître que la calvitie n’affecte pas la valeur personnelle
- Coupes adaptées : styles courts ou rasage assumé
- Soutien professionnel : psychologue si la détresse est importante
- Communautés en ligne : partage d’expériences avec d’autres hommes concernés
Questions fréquentes sur l’alopécie masculine
À quel âge l’alopécie commence-t-elle généralement ?
L’alopécie androgénétique peut débuter dès la fin de l’adolescence (18-20 ans) chez les hommes fortement prédisposés. Cependant, la majorité des cas deviennent visibles entre 25 et 35 ans. La précocité du début est souvent corrélée à la sévérité future.
L’alopécie peut-elle être inversée ?
Les traitements médicamenteux (finastéride, minoxidil) peuvent stopper la progression et induire une repousse partielle. La greffe de cheveux permet de restaurer une densité dans les zones dégarnies. En revanche, les follicules totalement atrophiés ne peuvent être récupérés.
Les compléments alimentaires sont-ils efficaces ?
Les compléments peuvent aider en cas de carences avérées mais n’ont pas d’effet prouvé sur l’alopécie androgénétique, dont les causes sont hormonales et génétiques. Seuls le finastéride et le minoxidil ont une efficacité scientifiquement démontrée.
Le stress peut-il provoquer une alopécie permanente ?
Le stress peut déclencher un effluvium télogène (réversible) ou accélérer une calvitie androgénétique existante, mais il ne provoque pas directement une calvitie permanente chez quelqu’un non prédisposé génétiquement.
Conclusion
L’alopécie masculine recouvre plusieurs conditions distinctes nécessitant des approches adaptées. L’alopécie androgénétique, la plus fréquente, bénéficie aujourd’hui de traitements efficaces (finastéride, minoxidil, greffe) qui permettent de préserver ou restaurer une chevelure satisfaisante lorsqu’ils sont initiés précocement.
Si vous constatez une perte de cheveux inhabituelle, consultez un dermatologue pour un diagnostic précis. Plus l’intervention est précoce, meilleurs sont les résultats. Et rappelez-vous que la calvitie n’est en rien une fatalité : de nombreuses solutions existent pour y faire face avec succès.
Avertissement médical : Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Consultez un dermatologue pour un diagnostic et un plan de traitement personnalisés.
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