Calvitie Moine (Tonsure) : Causes et Solutions
La calvitie moine ou tonsure désigne une perte de cheveux circulaire au sommet du crâne. Découvrez les causes, stades et traitements efficaces disponibles.
Mis à jour le 27 janvier 2026

La calvitie moine, également appelée calvitie en tonsure ou calvitie du vertex, représente l’une des formes les plus répandues de perte de cheveux chez l’homme. Cette condition se caractérise par une zone circulaire dégarnie au sommet du crâne, rappelant la tonsure traditionnellement portée par les moines. Comprendre cette forme spécifique d’alopécie androgénétique permet de mieux appréhender les solutions disponibles et d’agir efficacement.
Dans ce guide complet, nous explorons en profondeur les mécanismes biologiques à l’origine de cette calvitie caractéristique, les différents stades de progression selon l’échelle de Norwood, ainsi que les traitements médicaux et chirurgicaux qui ont fait leurs preuves. Que vous constatiez les premiers signes d’éclaircissement au niveau du vertex ou que votre calvitie soit déjà bien installée, vous trouverez ici les informations nécessaires pour prendre les bonnes décisions.
Qu’est-ce que la calvitie moine exactement ?
La calvitie moine désigne une perte de cheveux progressive qui se concentre spécifiquement sur le sommet du crâne, une zone anatomiquement appelée vertex. Contrairement au dégarnissement frontal qui affecte la ligne d’implantation, la tonsure se développe de manière circulaire, créant une zone glabre qui s’étend progressivement vers l’extérieur.
Cette forme de calvitie tire son nom de la coupe de cheveux rituelle des moines catholiques et orthodoxes, qui rasaient volontairement le sommet de leur crâne en signe d’humilité et de renoncement aux vanités terrestres. Aujourd’hui, le terme médical préféré reste calvitie du vertex ou alopécie androgénétique de type vertex.
Caractéristiques distinctives de la tonsure
La calvitie moine présente plusieurs signes caractéristiques qui permettent de la distinguer des autres formes de perte de cheveux :
- Éclaircissement progressif au niveau de la couronne, premier signe visible
- Cheveux plus fins et moins pigmentés dans la zone concernée
- Cuir chevelu visible à travers la chevelure clairsemée
- Progression circulaire s’étendant vers l’extérieur avec le temps
- Conservation des cheveux sur les côtés et l’arrière de la tête
Avec le temps, cette zone d’éclaircissement s’étend en cercle concentrique. Le cuir chevelu devient de plus en plus visible jusqu’à former une véritable zone chauve. Dans les stades avancés, la calvitie du vertex peut rejoindre le dégarnissement frontal pour ne laisser qu’une couronne de cheveux sur les côtés et l’arrière de la tête, configuration souvent décrite comme la forme en fer à cheval.
La progression de la calvitie moine varie considérablement d’un individu à l’autre. Certains hommes conservent une simple zone d’éclaircissement pendant des années, tandis que d’autres voient leur calvitie évoluer rapidement vers les stades les plus avancés. Cette variabilité dépend principalement de facteurs génétiques et hormonaux individuels.
Les causes biologiques de la calvitie du vertex
La calvitie moine n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’une combinaison précise de facteurs génétiques et hormonaux qui agissent sur les follicules pileux du sommet du crâne. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour appréhender pourquoi certains traitements fonctionnent et d’autres non.
Le rôle central de la DHT

Au cœur du processus de calvitie se trouve une hormone dérivée de la testostérone : la dihydrotestostérone ou DHT. Selon les recherches publiées sur NCBI, cette hormone joue un rôle central dans l’alopécie androgénétique. Cette hormone est produite par la conversion de la testostérone sous l’action d’une enzyme appelée 5-alpha-réductase. La DHT joue un rôle important dans le développement masculin, mais elle a également un effet délétère sur certains follicules pileux.
Les follicules pileux situés au niveau du vertex possèdent des récepteurs particulièrement sensibles à la DHT. Lorsque cette hormone se fixe sur ces récepteurs, elle déclenche un processus appelé miniaturisation folliculaire. Le follicule produit des cheveux de plus en plus fins et courts à chaque cycle, jusqu’à ne plus produire que du duvet invisible, puis plus rien du tout.
Ce qui explique la localisation spécifique de la calvitie moine, c’est la distribution inégale de ces récepteurs sensibles à la DHT sur le cuir chevelu. Les follicules du vertex et des golfes temporaux sont génétiquement programmés pour être sensibles, tandis que ceux de la couronne occipitale (l’arrière et les côtés de la tête) sont naturellement résistants. C’est pourquoi ces zones conservent généralement leurs cheveux même en cas de calvitie avancée.
L’hérédité et la prédisposition génétique
La sensibilité des follicules à la DHT est déterminée génétiquement. Contrairement à une idée reçue tenace, l’hérédité de la calvitie ne se transmet pas uniquement par la lignée maternelle. Les gènes impliqués proviennent des deux parents et leur expression dépend d’interactions complexes.
Les études scientifiques ont identifié plus de 200 variations génétiques associées à l’alopécie androgénétique. Le gène le plus étudié, situé sur le chromosome X (donc hérité de la mère), code pour le récepteur aux androgènes. Cependant, de nombreux autres gènes situés sur des chromosomes autosomes contribuent également au risque de calvitie.
En pratique, si votre père ou vos oncles paternels présentent une calvitie moine prononcée, vos chances de développer le même schéma sont significativement augmentées. De même, observer l’évolution capillaire des hommes du côté maternel peut donner des indications précieuses sur votre propre susceptibilité.
Les stades de la calvitie moine selon Norwood

Pour évaluer objectivement la progression de la calvitie, les dermatologues utilisent l’échelle de Hamilton-Norwood, mise au point dans les années 1950 puis affinée en 1975. Cette classification, détaillée par le Dr Abimelec, reste la référence internationale. Cette classification distingue sept stades principaux, dont plusieurs concernent spécifiquement la calvitie du vertex.
Stade 3 vertex : les premiers signes
Le stade 3 vertex marque généralement l’apparition des premiers signes visibles de calvitie moine. À ce stade, une zone d’éclaircissement devient perceptible au sommet du crâne. Les cheveux sont plus clairsemés et le cuir chevelu commence à transparaître sous certains éclairages. La ligne frontale peut être encore relativement préservée ou présenter un léger recul.
C’est souvent à ce stade que les hommes prennent conscience de leur calvitie naissante et commencent à envisager des solutions. Agir précocement offre les meilleures chances de stabilisation, car il est toujours plus facile de conserver des cheveux existants que de faire repousser des cheveux perdus.
Stade 4 : progression significative
Au stade 4, la calvitie du vertex devient franchement visible. La zone dégarnie s’est étendue et forme désormais un cercle bien défini au sommet du crâne. Le recul frontal s’accentue également avec des golfes temporaux plus marqués. Une bande de cheveux sépare encore la zone frontale du vertex.
Ce stade représente souvent un tournant psychologique pour les personnes concernées. La calvitie devient difficile à dissimuler et les stratégies de coiffure atteignent leurs limites. C’est généralement le moment où la question d’une greffe de cheveux commence à être sérieusement envisagée.
Stades 5 à 7 : calvitie avancée
Les stades 5, 6 et 7 correspondent à une calvitie de plus en plus étendue. Au stade 5, la bande de cheveux séparant le front du vertex s’amincit considérablement. Au stade 6, elle disparaît totalement, créant une large zone continue de calvitie. Le stade 7 représente le degré maximal, avec une calvitie étendue ne laissant qu’une couronne basse de cheveux sur les côtés et l’arrière.
Même à ces stades avancés, des solutions existent. Les techniques modernes de greffe de cheveux permettent d’obtenir des résultats satisfaisants, bien que le nombre de greffons disponibles dans la zone donneuse constitue une limite naturelle.
Traitements médicamenteux efficaces
Plusieurs traitements médicamenteux ont démontré leur efficacité contre la calvitie moine dans des études cliniques rigoureuses. Ces traitements agissent soit en bloquant la production de DHT, soit en stimulant directement la croissance des cheveux.
Le finastéride : bloquer la DHT à la source
Le finastéride est le traitement oral de référence contre l’alopécie androgénétique. Ce médicament inhibe l’enzyme 5-alpha-réductase de type 2, réduisant ainsi la conversion de testostérone en DHT d’environ 70%. Cette diminution du taux de DHT permet aux follicules miniaturisés de se régénérer progressivement.
Les études cliniques montrent que le finastéride à la dose de 1 mg par jour stoppe la progression de la calvitie chez environ 90% des hommes traités. Chez 65% d’entre eux, une repousse significative est observée, particulièrement au niveau du vertex où le traitement semble le plus efficace. Les premiers résultats apparaissent généralement après 3 à 6 mois de traitement, avec une amélioration maximale atteinte après 1 à 2 ans.
Le finastéride nécessite une prescription médicale et un suivi régulier. Certains effets secondaires, notamment d’ordre sexuel, peuvent survenir chez une minorité de patients. Une discussion approfondie avec un dermatologue permet d’évaluer le rapport bénéfice-risque individuel.
Le minoxidil : stimuler la croissance
Le minoxidil représente l’autre pilier du traitement médicamenteux de la calvitie. Disponible en solution ou en mousse à appliquer directement sur le cuir chevelu, ce vasodilatateur stimule la croissance des cheveux par plusieurs mécanismes encore partiellement élucidés. Il prolonge la phase de croissance du cycle capillaire et améliore la vascularisation des follicules.
Pour la calvitie du vertex, le minoxidil à 5% appliqué deux fois par jour a démontré une efficacité supérieure à celle observée sur les zones frontales. Des études comparatives indiquent que la combinaison finastéride plus minoxidil produit de meilleurs résultats que chaque traitement utilisé seul.
Le minoxidil est disponible sans ordonnance, mais un avis médical préalable reste recommandé pour confirmer le diagnostic et écarter d’autres causes de chute de cheveux. L’observance du traitement est cruciale car l’arrêt entraîne une reprise de la chute dans les mois suivants.
Nouveaux traitements prometteurs
La recherche progresse constamment dans le domaine de la calvitie. Parmi les approches émergentes, les inhibiteurs de JAK administrés par voie topique montrent des résultats encourageants dans certaines formes d’alopécie. Les thérapies à base de plasma riche en plaquettes (PRP) gagnent également en popularité, bien que leur efficacité nécessite encore une validation scientifique plus robuste.
Des essais cliniques explorent également la piste de la multiplication des cellules du bulbe pileux en laboratoire et de leur réimplantation, une technique qui pourrait théoriquement offrir une source illimitée de greffons à l’avenir.
La greffe de cheveux pour la calvitie moine
Lorsque les traitements médicamenteux ne suffisent pas ou que la calvitie est trop avancée, la greffe de cheveux représente la solution la plus efficace pour restaurer une chevelure au niveau du vertex. Les techniques modernes permettent d’obtenir des résultats naturels et durables.
Technique FUE : extraction folliculaire unitaire
La technique FUE (Follicular Unit Extraction) consiste à prélever individuellement des unités folliculaires dans la zone donneuse, généralement l’arrière de la tête, pour les réimplanter dans la zone receveuse. Selon Hair Palace, cette méthode présente plusieurs avantages :
- Absence de cicatrice linéaire visible
- Récupération rapide post-opératoire
- Résultats naturels et durables
- Possibilité de porter les cheveux très courts
Pour traiter une calvitie moine de stade 4 à 5, il faut généralement entre 2000 et 4000 greffons selon l’étendue de la zone à couvrir et la densité souhaitée. Les follicules transplantés provenant de la couronne occipitale conservent leur résistance génétique à la DHT et continuent de produire des cheveux de manière permanente.
Résultats et attentes réalistes
Les cheveux greffés tombent dans les semaines suivant l’intervention, ce qui est normal et attendu. La repousse débute vers le troisième mois et le résultat définitif s’apprécie entre 12 et 18 mois post-opératoires. La densité obtenue dépend du nombre de greffons implantés et des caractéristiques individuelles des cheveux.
Il est important de noter que la greffe traite les zones dégarnies mais ne stoppe pas la progression de la calvitie sur les zones non traitées. Un traitement médical complémentaire par finastéride est généralement recommandé pour stabiliser l’ensemble et éviter que de nouvelles zones ne se dégarnissent autour de la zone greffée.
Coiffures et solutions esthétiques
En attendant ou en complément des traitements, plusieurs stratégies permettent d’atténuer visuellement l’impact de la calvitie moine. Ces solutions cosmétiques offrent des résultats immédiats sans les délais ni les contraintes des traitements médicaux.
Coupes de cheveux adaptées
Le choix de la coupe de cheveux influence considérablement la perception de la calvitie. Pour une tonsure débutante, garder les cheveux suffisamment courts sur les côtés crée un effet d’optique qui minimise le contraste avec le sommet dégarni. Le dégradé progressif évite la démarcation brutale entre zones garnies et dégarnies.
Pour les calvities plus avancées, le rasage complet ou le buzz cut ultra-court représente souvent la solution la plus esthétique. Cette option assumée évite l’effet peu flatteur des cheveux longs qui tentent de masquer une zone chauve. De nombreux hommes découvrent qu’un crâne rasé leur confère une apparence affirmée et moderne.
Micropigmentation du cuir chevelu
La micropigmentation capillaire consiste à tatouer de minuscules points sur le cuir chevelu pour simuler l’apparence de cheveux rasés courts. Cette technique permet de recréer visuellement une densité et de masquer le contraste entre peau et cheveux. Les résultats sont immédiats et l’entretien minimal.
Cette solution convient particulièrement aux hommes qui optent pour une coupe très courte ou rasée. Elle peut également compléter une greffe de cheveux pour densifier visuellement le résultat ou camoufler les zones où la densité reste insuffisante.
Questions fréquentes sur la calvitie moine
La calvitie moine peut-elle toucher les femmes ?
Bien que nettement plus rare, l’alopécie du vertex peut affecter les femmes, généralement après la ménopause lorsque la protection des œstrogènes diminue. Le schéma est cependant différent : plutôt qu’une zone circulaire bien délimitée, les femmes présentent habituellement un éclaircissement diffus centré sur la raie médiane.
À quel âge la calvitie moine commence-t-elle généralement ?
Les premiers signes peuvent apparaître dès la fin de l’adolescence chez les hommes génétiquement prédisposés. Cependant, l’âge moyen de début se situe entre 25 et 35 ans. La calvitie à 25 ans au niveau du vertex est relativement courante et ne doit pas être considérée comme anormale.
Les compléments alimentaires peuvent-ils aider ?
Les compléments alimentaires pour cheveux peuvent être utiles en cas de carences nutritionnelles avérées, mais ils n’ont pas d’effet démontré sur l’alopécie androgénétique. La calvitie moine étant d’origine hormonale et génétique, seuls les traitements ciblant ces mécanismes peuvent réellement modifier son évolution.
Combien coûte une greffe de cheveux pour la calvitie moine ?
Le coût varie selon le nombre de greffons nécessaires, la technique utilisée et le pays où l’intervention est réalisée. En France, il faut compter entre 4000 et 12000 euros selon l’étendue de la calvitie. Des cliniques en Turquie ou en Hongrie proposent des tarifs inférieurs, mais la qualité et le suivi peuvent varier.
Conclusion
La calvitie moine, bien que très répandue, n’est plus une fatalité. Les avancées scientifiques des dernières décennies ont permis de développer des traitements efficaces capables de stopper sa progression et même d’inverser partiellement ses effets. Le finastéride et le minoxidil constituent les premiers recours, tandis que la greffe de cheveux offre une solution de reconstruction pour les cas plus avancés.
La clé du succès réside dans une prise en charge précoce. Plus le traitement est initié tôt dans l’évolution de la calvitie, meilleurs sont les résultats. Si vous constatez les premiers signes d’éclaircissement au niveau du vertex, consultez un dermatologue spécialisé pour établir un diagnostic précis et discuter des options thérapeutiques adaptées à votre situation.
Avertissement médical : Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. Consultez un dermatologue ou un médecin spécialisé pour un diagnostic personnalisé et un plan de traitement adapté à votre cas.
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