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Perte & Chute de cheveux

Perte de Cheveux : Combien Est-ce Normal de Perdre par...

Guide complet sur la perte de cheveux quotidienne normale. Différencier chute physiologique et pathologique, causes, symptômes alarmants et quand...

Dr. Jean-Marc Lévêque
26 janvier 2026 14 min de lecture
Cheveux tombés sur brosse et oreiller illustrant la perte quotidienne normale de cheveux

La découverte de cheveux sur l’oreiller au réveil, dans la douche ou sur la brosse suscite souvent inquiétude. Pourtant, perdre des cheveux quotidiennement constitue un processus parfaitement normal, inscrit dans le cycle naturel de renouvellement capillaire. La question cruciale n’est pas “est-ce que je perds des cheveux ?” mais “en perds-je trop ?”.

Ce guide détaille précisément combien de cheveux nous perdons normalement chaque jour, comment différencier chute physiologique et pathologique, quels signes doivent alerter, et quand consulter un professionnel. Comprendre ces repères permet de dissiper anxiétés injustifiées tout en identifiant rapidement les situations nécessitant investigation médicale.

La perte quotidienne normale : combien de cheveux ?

Illustration montrant la quantité normale de cheveux perdus quotidiennement comparée à une perte excessive pathologique

Le chiffre de référence : 50 à 100 cheveux par jour

Les dermatologues s’accordent sur une fourchette de 50 à 100 cheveux perdus quotidiennement comme norme physiologique pour un adulte en bonne santé. Certaines personnes présentent une perte légèrement supérieure (jusqu’à 150 cheveux) sans que cela ne constitue une pathologie, particulièrement celles possédant une chevelure très dense initialement.

Cette perte représente le renouvellement naturel : environ 10 à 15% de nos 100 000 à 150 000 cheveux se trouvent en phase télogène (repos) à un moment donné, terminant leur cycle et se détachant pour laisser place à de nouveaux cheveux. Sur une période de 2 à 3 mois (durée de la phase télogène), ces cheveux tombent progressivement.

Variations individuelles et facteurs influençant le nombre

Plusieurs paramètres modulent la quantité normale de cheveux perdus :

Densité capillaire initiale : Une personne avec 150 000 cheveux perdra mathématiquement plus qu’une personne à 100 000 cheveux, même avec le même pourcentage de renouvellement.

Âge : Les enfants et adolescents perdent généralement moins de cheveux (30 à 50 quotidiens). Après 50 ans, la perte augmente légèrement (70 à 120) en raison d’un raccourcissement progressif de la phase anagène.

Saisons : Beaucoup de personnes constatent une chute accrue en automne (septembre-novembre), phénomène appelé effluvium saisonnier. Cette variation saisonnière, bien documentée scientifiquement, peut doubler temporairement la perte quotidienne sans signifier pathologie.

Sexe : Les femmes rapportent souvent une perte perçue comme supérieure aux hommes, partiellement expliquée par cheveux plus longs (donc plus visibles lors de la chute) et attention portée accrue à l’apparence capillaire.

Mythe : compter tous ses cheveux perdus

Certaines personnes angoissées comptent méticuleusement chaque cheveu perdu durant 24h. Cette pratique, bien qu’objectivante, comporte des limites. Il est pratiquement impossible de recueillir tous les cheveux perdus (certains tombent en marchant, dans les vêtements, etc.). De plus, l’anxiété générée par ce comptage peut paradoxalement aggraver la chute via stress.

L’approche pragmatique consiste à évaluer globalement : si la quantité observée sur brosse/peigne et dans la douche semble raisonnable (quelques dizaines de cheveux) et stable dans le temps, sans zones de raréfaction visible, vous êtes probablement dans la norme.

Signes d’une perte excessive pathologique

Quantité alarmante : au-delà de combien s’inquiéter ?

Une perte dépassant 150 à 200 cheveux quotidiens durant plus de 2 à 3 mois consécutifs justifie consultation dermatologique. Cette quantité devient visuellement évidente : grosse boule de cheveux dans la douche quotidiennement, brosse se remplissant rapidement nécessitant nettoyage fréquent, cheveux tombant spontanément en passant la main.

L’effluvium télogène aigu, réaction à un stress physiologique (chirurgie, accouchement, fièvre élevée, choc psychologique), peut produire une chute de 300 à 500 cheveux quotidiens. Bien que spectaculaire et alarmante, cette condition reste généralement réversible en 6 à 12 mois.

Raréfaction visible et zones clairsemées

Au-delà de la quantité pure, l’apparition de zones de raréfaction constitue le signal le plus fiable d’une perte pathologique. Vous constatez davantage de cuir chevelu visible, particulièrement au niveau de la raie centrale (femmes) ou des golfes temporaux et sommet du crâne (hommes).

Les trous ou plaques complètement glabres, bien délimitées et rondes, évoquent une pelade (alopecia areata), condition auto-immune nécessitant consultation rapide pour traitement précoce maximisant chances de repousse complète.

Symptômes associés évocateurs

Plusieurs manifestations accompagnant la chute orientent vers causes spécifiques nécessitant investigation :

Démangeaisons, rougeurs, squames : Suggèrent une dermatose du cuir chevelu (dermite séborrhéique, psoriasis, folliculite) plutôt qu’alopécie androgénétique pure.

Cheveux cassants se rompant à mi-longueur : Indiquent fragilité structurelle (carences, troubles métaboliques, traitements chimiques excessifs) plutôt que chute avec bulbe blanc normal.

Fatigue intense, frilosité, prise de poids : Évoquent hypothyroïdie, cause fréquente de chute diffuse.

Troubles menstruels, hirsutisme, acné : Suggèrent hyperandrogénie (syndrome des ovaires polykystiques) chez la femme.

Différence homme-femme dans les patterns de perte

Les hormones et la génétique créent des patterns distincts de perte pathologique selon le sexe.

Chez l’homme : L’alopécie androgénétique débute typiquement par récession des golfes temporaux et/ou éclaircissement du vertex (sommet). Pattern en “M” puis jonction progressive des zones frontale et vertex créant calvitie en couronne.

Chez la femme : Raréfaction diffuse prédominant sur le dessus du crâne avec élargissement de la raie centrale. Conservation habituelle de la ligne frontale. Progression généralement plus lente et moins extensive que chez l’homme.

Principales causes de perte de cheveux excessive

Alopécie androgénétique (calvitie commune)

Cette forme représente 95% des cas de perte progressive chez l’homme et 40 à 50% chez la femme. D’origine génétique et hormonale, elle résulte de l’action de la DHT (dihydrotestostérone) sur les follicules génétiquement sensibles, provoquant miniaturisation progressive.

Contrairement à l’idée reçue, ce n’est pas le taux de testostérone circulante qui détermine la calvitie mais la sensibilité folliculaire locale à la DHT. Des hommes avec testostérone normale ou basse peuvent devenir chauves, tandis que d’autres avec taux élevés conservent leur chevelure.

La progression suit un pattern prévisible (échelle de Norwood-Hamilton pour hommes, Ludwig pour femmes), débutant généralement entre 20 et 40 ans. Non traitée, elle évolue progressivement, avec vitesse variable selon prédisposition génétique individuelle.

Effluvium télogène : chute réactionnelle

L’effluvium télogène désigne une chute brutale et diffuse survenant 2 à 4 mois après un événement déclencheur. Le stress physiologique ou psychologique précipite prématurément un grand nombre de follicules de la phase anagène (croissance) vers la phase télogène (repos).

Déclencheurs fréquents : Accouchement (chute post-partum), chirurgie majeure, fièvre élevée prolongée, infection sévère, perte de poids rapide, stress psychologique intense (deuil, divorce, choc émotionnel), arrêt contraception hormonale.

Cette condition, bien qu’impressionnante (perte pouvant atteindre 50% de la masse capillaire), reste généralement réversible. Après élimination ou résolution du facteur déclencheur, repousse complète survient en 6 à 12 mois sans traitement spécifique.

Carences nutritionnelles

Plusieurs déficits compromettent la croissance capillaire normale :

Carence martiale (fer) : La plus fréquente, particulièrement chez femmes en période menstruelle. Un taux de ferritine <30-40 ng/mL peut déclencher chute même sans anémie. Symptômes associés : fatigue, pâleur, essoufflement, ongles cassants.

Carence en protéines : Régimes restrictifs sévères, malnutrition. Les cheveux étant composés de kératine (protéine), apports insuffisants compromettent leur synthèse.

Carences vitaminiques : Vitamine B12 (particulièrement végétaliens non supplémentés), vitamine D, biotine (rare sauf cas spécifiques).

Carences minérales : Zinc, sélénium (moins fréquentes mais possibles).

Un bilan sanguin ciblé identifie ces carences corrigeables par supplémentation appropriée.

Troubles thyroïdiens

L’hypothyroïdie (production insuffisante d’hormones thyroïdiennes) et l’hyperthyroïdie (production excessive) perturbent toutes deux le cycle capillaire. La chute se présente de manière diffuse sur tout le cuir chevelu, sans pattern spécifique.

Symptômes évocateurs d’hypothyroïdie : fatigue intense, frilosité, prise de poids inexpliquée, constipation, peau sèche, ralentissement cognitif. Pour hyperthyroïdie : palpitations, perte de poids malgré appétit conservé, nervosité, tremblements, intolérance chaleur.

Le dosage de TSH (hormone hypophysaire régulant la thyroïde) et T4 libre permet diagnostic simple. Traitement substitutif ou freinateur normalise progressivement le cycle capillaire.

Pelade (alopecia areata)

Cette maladie auto-immune provoque chute brutale créant plaques rondes complètement glabres, sans inflammation ni cicatrice visible. Elle peut affecter uniquement le cuir chevelu (forme la plus fréquente) ou s’étendre aux sourcils, cils, barbe et corps (formes sévères : alopecia totalis, universalis).

L’évolution imprévisible alterne périodes de perte, repousse spontanée et récidives. Le pronostic dépend de l’étendue initiale, l’âge de début (moins favorable si enfance) et l’atteinte d’autres zones pileuses. Traitement précoce (corticoïdes locaux, immunothérapie de contact) améliore chances de repousse.

Médicaments et traitements

De nombreux médicaments induisent chute de cheveux comme effet secondaire :

Chimiothérapie : Provoque généralement chute anagène (cheveux tombant rapidement sans bulbe, cassant à la racine) affectant 80 à 100% du cuir chevelu. Réversible après arrêt.

Autres médicaments : Anticoagulants (héparine, warfarine), bêtabloquants, rétinoïdes (isotrétinoïne), certains antidépresseurs et anticonvulsivants, lithium. Causent généralement effluvium télogène réversible.

La balance bénéfice-risque du traitement principal guide la décision de poursuite ou substitution.

Comment évaluer objectivement sa perte de cheveux

Technique du pull test montrant l'examen dermatologique pour évaluer l'activité de la chute capillaire

Le test de traction (pull test)

Ce test simple, réalisable à domicile, donne indication sur l’activité de chute. Sur cheveux non lavés depuis 24h, saisissez délicatement une mèche d’environ 50 à 60 cheveux près du cuir chevelu et tirez doucement de la racine vers les pointes.

Résultat normal : 0 à 3 cheveux se détachent (<6% du total).

Résultat anormal : 6 cheveux ou plus se détachent (>10%), suggérant chute active nécessitant investigation.

Répétez le test sur plusieurs zones (tempes, sommet, arrière) pour évaluation complète. Un dermatologue effectue ce test de manière standardisée lors de consultation.

Observation photographique longitudinale

Photographiez votre cuir chevelu tous les 3 mois : raie centrale, golfes temporaux, vertex. Conditions standardisées : même éclairage, même distance, cheveux coiffés identiquement. Cette documentation objective permet comparaison temporelle, détectant évolutions subtiles invisibles au quotidien.

Méthode particulièrement utile durant traitement pour évaluer efficacité réelle plutôt que perception subjective souvent biaisée.

Comptage quotidien : méthodologie si nécessaire

Si vous choisissez de compter vos cheveux perdus, procédure rigoureuse sur 7 jours consécutifs :

  1. Ne lavez pas vos cheveux pendant 5 jours avant le comptage
  2. Jour 1 : Lavez et comptez tous cheveux perdus (douche, serviette, séchage, brossage)
  3. Jours 2-5 : Comptez uniquement cheveux sur oreiller et brossage
  4. Jour 6 : Nouveau lavage avec comptage complet
  5. Calculez moyenne quotidienne

Cette méthode, bien que contraignante, fournit estimation raisonnablement précise pour objectiver l’inquiétude ou rassurer.

Consultation dermatologique : quand et pourquoi

Consultez rapidement dans ces situations :

  • Perte quotidienne estimée >150-200 cheveux depuis >2-3 mois
  • Apparition de zones clairsemées ou plaques glabres
  • Symptômes associés (fatigue, troubles menstruels, variations poids, démangeaisons)
  • Chute brutale et massive après événement identifiable
  • Anxiété significative impactant qualité de vie

Le dermatologue effectue examen clinique, tests (pull test, trichogramme), prescrit bilans sanguins appropriés et établit diagnostic précis orientant traitement adapté.

Différences spécifiques homme-femme

Perte de cheveux chez l’homme

L’alopécie androgénétique masculine débute typiquement entre 20 et 30 ans, progressant selon pattern prévisible. La sensibilité sociale à la calvitie masculine, bien que réelle, reste généralement moins stigmatisante que pour les femmes.

Les traitements validés (finastéride oral, minoxidil topique) montrent efficacité significative avec stabilisation chez 80-90% des utilisateurs si initiation précoce. L’acceptation progressive et coupe courte assumée constituent également option de plus en plus normalisée socialement.

La greffe capillaire offre solution définitive pour restauration, avec techniques modernes (FUE) produisant résultats très naturels si chirurgien expérimenté.

Perte de cheveux chez la femme

La chute féminine affecte profondément l’estime de soi, les cheveux étant culturellement associés à féminité et beauté. L’impact psychologique se révèle souvent plus sévère que chez l’homme à niveau de perte équivalent.

Les causes diffèrent partiellement : effluvium télogène post-partum, carences martiales (menstruations), troubles thyroïdiens et variations hormonales (contraception, ménopause) représentent proportionnellement davantage de cas que chez l’homme.

Le diagnostic différentiel s’avère crucial car approches thérapeutiques varient considérablement selon cause : anti-androgènes féminins pour hyperandrogénie, correction thyroïdienne, supplémentation martiale, minoxidil topique pour alopécie androgénétique.

Traitements et solutions selon la cause

Pour alopécie androgénétique

Finastéride (Propecia) 1mg/jour : Chez l’homme uniquement. Inhibe conversion testostérone en DHT, stabilisant la progression chez 80-90%, repousse partielle chez 60-65%. Contre-indiqué chez femme en âge de procréer.

Minoxidil topique 5% : Deux applications quotidiennes. Efficace chez homme et femme, bien que résultats légèrement supérieurs chez homme. Stabilisation et épaississement après 6-12 mois d’utilisation régulière.

Dutastéride 0,5mg/jour : Inhibiteur DHT plus puissant que finastéride, prescrit hors AMM avec résultats supérieurs dans certaines études.

Ces traitements nécessitent utilisation continue pour maintien des bénéfices.

Pour effluvium télogène

La plupart des cas résolvent spontanément après élimination du facteur déclencheur. Gestion du stress, correction nutritionnelle, patience durant récupération naturelle. Suppléments (biotine, multivitamines) peuvent marginalement accélérer repousse mais ne modifient fondamentalement pas l’évolution.

Pour carences nutritionnelles

Supplémentation ciblée selon carence identifiée :

  • Fer : Sulfate ferreux 80-160mg/jour jusqu’à normalisation ferritine
  • Vitamine D : 2000-4000 UI/jour selon déficit
  • Vitamine B12 : 1000 μg/jour (forme méthylcobalamine)
  • Zinc : 25-50 mg/jour

Correction nécessite généralement 3 à 6 mois avant amélioration capillaire visible.

Pour troubles thyroïdiens

Traitement substitutif (lévothyroxine pour hypothyroïdie) ou freinateur (antithyroïdiens pour hyperthyroïdie) selon anomalie. Normalisation hormonale permet récupération capillaire progressive en 6-12 mois.

Pour pelade

Corticoïdes topiques puissants, injections intra-lésionnelles de corticoïdes, immunothérapie de contact (diphencyprone), minoxidil topique adjuvant. Formes extensives peuvent nécessiter corticothérapie systémique ou immunosuppresseurs. Nouveaux inhibiteurs JAK montrent résultats prometteurs dans formes sévères.

Questions fréquentes

Est-il normal de perdre plus de cheveux certains jours ?

Oui, absolument. La perte quotidienne fluctue naturellement. Les jours de shampooing, vous observez davantage de cheveux (accumulation des jours sans lavage). Après port prolongé de chignon serré ou chapeau, la libération des cheveux détachés mais retenus crée l’impression de chute accrue. Ces variations quotidiennes sont normales ; c’est la tendance sur plusieurs semaines qui compte.

Combien de temps après un stress la chute commence-t-elle ?

L’effluvium télogène se manifeste typiquement 2 à 4 mois après l’événement déclencheur. Ce délai correspond au temps nécessaire pour que les follicules précipités prématurément en télogène achèvent leur phase de repos et libèrent le cheveu. Ce décalage temporel explique pourquoi patients et médecins peinent parfois à identifier le facteur causal.

Les cheveux tombés avec bulbe blanc peuvent-ils repousser ?

Oui, dans la vaste majorité des cas. Le bulbe blanc correspond à la partie kératinisée du cheveu télogène, non au follicule lui-même qui reste ancré dans le derme. Le follicule intact peut produire de nouveaux cheveux cycliquement. Seules les alopécies cicatricielles (rares) détruisent définitivement les follicules.

Faut-il espacer les shampooings pour limiter la chute ?

Non, laver vos cheveux ne provoque ni n’aggrave la chute. Les cheveux observés lors du shampooing étaient déjà détachés ou en fin de cycle ; le lavage ne fait qu’accélérer leur libération mécanique. Espacer excessivement les shampooings accumule sébum et saletés potentiellement irritants pour le cuir chevelu sans bénéfice capillaire.

La perte de cheveux peut-elle être le signe d’une maladie grave ?

Rarement, mais certaines conditions sérieuses se manifestent parfois par chute capillaire : lupus érythémateux systémique, troubles endocriniens sévères, malnutrition extrême, troubles hématologiques. Cependant, ces maladies présentent généralement symptômes systémiques évidents au-delà de la seule perte capillaire. Une chute isolée sans autres manifestations indique rarement pathologie grave, mais consultation permet diagnostic rassurant ou traitement précoce.

Conclusion

Perdre 50 à 100 cheveux quotidiennement, parfois jusqu’à 150 pour certaines personnes, constitue un processus physiologique normal inscrit dans le renouvellement capillaire continu. Cette perte, bien que visuellement inquiétante, ne signifie aucunement calvitie imminente si elle reste stable et non associée à raréfaction progressive.

La distinction cruciale réside entre chute physiologique et pathologique : quantité excessive persistante (>200 cheveux/jour durant >3 mois), apparition de zones clairsemées, symptômes associés évocateurs justifient consultation dermatologique. L’identification précise de la cause (androgénétique, effluvium télogène, carentielle, hormonale, auto-immune) oriente vers traitement approprié maximisant chances de stabilisation ou récupération.

L’anxiété face à la perte capillaire, bien que compréhensible, peut elle-même aggraver la chute via stress chronique. Objectiver la situation (tests simples, photographies, consultation professionnelle si doute) permet soit rassurance si perte normale, soit action thérapeutique précoce si pathologie identifiée.

Avertissement médical : Les informations de cet article visent à informer et orienter, non à remplacer une consultation médicale. Seul un dermatologue peut établir un diagnostic précis après interrogatoire, examen clinique et examens complémentaires appropriés. L’auto-diagnostic et l’auto-traitement sans avis médical peuvent retarder identification de causes traitables et compromettre résultats thérapeutiques.

Ressources complémentaires

Pour approfondir ce sujet, consultez nos autres guides :


Cet article a été médicalement révisé par le Dr. Sophie Martineau, dermatologue spécialiste du cuir chevelu. Dernière mise à jour : janvier 2026.

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