Types de Calvitie : Guide Complet des Différentes Formes...
Découvrez les différents types de calvitie masculine et féminine. De l'alopécie androgénétique à la pelade, apprenez à identifier chaque forme pour un...
Mis à jour le 27 janvier 2026

La calvitie n’est pas une condition unique mais englobe plusieurs types distincts de perte de cheveux, chacun ayant ses propres causes, caractéristiques et traitements. Identifier correctement le type de calvitie dont vous souffrez est la première étape essentielle vers un traitement efficace.
Ce guide complet vous présente les différents types de calvitie, de l’alopécie androgénétique la plus courante aux formes plus rares comme les alopécies cicatricielles, afin de vous aider à comprendre votre situation et à orienter votre consultation dermatologique.
L’alopécie androgénétique : le type le plus fréquent
L’alopécie androgénétique, communément appelée calvitie commune, représente la forme de perte de cheveux la plus répandue chez l’homme et la femme.
Chez l’homme (calvitie masculine)
Selon les études du NCBI, l’alopécie androgénétique masculine touche environ 50% des hommes de 50 ans et jusqu’à 80% des hommes de 70 ans.
Mécanisme
Cette forme de calvitie résulte de la sensibilité génétique des follicules pileux à la DHT (dihydrotestostérone). Cette hormone provoque la miniaturisation progressive des follicules situés dans les zones sensibles, principalement les tempes et le vertex.
Schéma caractéristique
La calvitie masculine suit un schéma prévisible classifié par l’échelle de Norwood-Hamilton. Elle débute généralement par un recul des golfes temporaux et progresse vers le vertex. La couronne occipitale (arrière et côtés de la tête) reste généralement préservée.
Évolution
Sans traitement, l’alopécie androgénétique progresse continuellement sur plusieurs décennies. La vitesse de progression varie considérablement d’un individu à l’autre, certains atteignant le stade 7 de Norwood avant 40 ans tandis que d’autres restent au stade 3 toute leur vie.
Chez la femme (alopécie androgénétique féminine)
L’alopécie androgénétique touche également les femmes, bien que de manière différente.
Schéma caractéristique
Contrairement aux hommes, les femmes ne présentent généralement pas de recul frontal mais plutôt un éclaircissement diffus centré sur la raie médiane. La classification de Ludwig décrit trois stades de sévérité croissante.
Facteurs déclencheurs
Chez la femme, l’alopécie androgénétique apparaît souvent après la ménopause lorsque la protection des œstrogènes diminue. Elle peut aussi survenir en cas de déséquilibre hormonal comme le syndrome des ovaires polykystiques.

La pelade (alopécie areata)
La pelade est une forme auto-immune de perte de cheveux qui touche environ 2% de la population au cours de leur vie.
Caractéristiques de la pelade
Selon l’American Academy of Dermatology, la pelade se distingue par plusieurs caractéristiques spécifiques.
Apparition soudaine
La pelade apparaît brutalement, souvent en quelques jours ou semaines, sous forme de plaques circulaires bien délimitées où les cheveux tombent complètement.
Aspect des plaques
Les zones touchées sont totalement glabres, avec une peau normale sans rougeur ni cicatrice. On observe parfois des cheveux “en point d’exclamation” (fins à la base, plus épais au sommet) en périphérie des plaques.
Évolution imprévisible
La pelade peut se limiter à quelques plaques, se résoudre spontanément, ou progresser vers des formes plus étendues. L’évolution est imprévisible et varie considérablement d’une personne à l’autre.
Les différentes formes de pelade
La pelade peut prendre plusieurs formes selon l’étendue de l’atteinte.
Pelade en plaques
C’est la forme la plus courante. Une ou plusieurs plaques circulaires apparaissent sur le cuir chevelu, la barbe ou d’autres zones pileuses.
Pelade totale (alopecia totalis)
Cette forme touche l’ensemble du cuir chevelu, entraînant la perte de tous les cheveux.
Pelade universelle (alopecia universalis)
La forme la plus sévère provoque la perte de tous les poils du corps, y compris sourcils, cils et autres zones pileuses.
Traitement de la pelade
La pelade étant auto-immune, les traitements visent à moduler la réponse immunitaire. Les corticoïdes en injection ou topiques sont souvent prescrits en première intention. L’immunothérapie de contact peut être utilisée dans les formes résistantes. De nouveaux traitements comme les inhibiteurs de JAK montrent des résultats prometteurs dans les formes sévères.
L’effluvium télogène
L’effluvium télogène est une forme réversible de chute de cheveux diffuse.
Mécanisme
Dans l’effluvium télogène, un nombre anormalement élevé de follicules pileux entre simultanément en phase de repos (télogène), provoquant une chute massive deux à quatre mois plus tard.
Causes déclenchantes
De nombreux facteurs peuvent déclencher un effluvium télogène.
Un stress physique ou émotionnel intense peut perturber le cycle capillaire. Une maladie aiguë, une chirurgie ou une forte fièvre sont des déclencheurs fréquents. Les régimes restrictifs et les carences nutritionnelles en fer ou protéines provoquent souvent ce type de chute. L’accouchement déclenche fréquemment un effluvium post-partum deux à quatre mois après la naissance. Certains médicaments peuvent également induire cette forme de perte de cheveux.
Pronostic
L’effluvium télogène est généralement réversible une fois la cause identifiée et traitée. La repousse complète prend typiquement six à douze mois.
Les alopécies cicatricielles
Les alopécies cicatricielles, ou scarring alopecias, constituent un groupe de conditions qui détruisent définitivement les follicules pileux.
Caractéristiques communes
Selon DermNet NZ, les alopécies cicatricielles partagent certaines caractéristiques.
La destruction des follicules est irréversible car le tissu cicatriciel remplace les follicules détruits. Des signes d’inflammation peuvent être présents comme des rougeurs, squames ou pustules. Le diagnostic nécessite généralement une biopsie du cuir chevelu.
Principaux types d’alopécies cicatricielles
Lichen plan pilaire
Cette condition inflammatoire provoque des démangeaisons, des rougeurs et des squames autour des follicules. Elle évolue vers des plaques cicatricielles définitives.
Lupus discoïde
Le lupus peut toucher le cuir chevelu, provoquant des plaques rouges squameuses qui évoluent vers une alopécie cicatricielle si non traitées.
Folliculite décalvante
Une infection chronique des follicules pileux détruit progressivement les cheveux de la zone touchée.
Alopécie frontale fibrosante
Cette forme touche principalement les femmes ménopausées et provoque un recul progressif de la ligne frontale avec cicatrisation.
Importance du diagnostic précoce
Les alopécies cicatricielles nécessitent un diagnostic et un traitement rapides pour limiter l’étendue des dégâts. Une fois le follicule détruit, la seule option de restauration est la greffe de cheveux.

L’alopécie de traction
L’alopécie de traction résulte d’une tension prolongée sur les cheveux.
Causes
Cette forme de calvitie est causée par les coiffures qui exercent une traction sur les cheveux. Les tresses serrées, cornrows et dreadlocks tirent constamment sur les follicules. Les queues de cheval et chignons très serrés exercent une tension sur la ligne frontale. Les extensions et tissages peuvent également provoquer cette alopécie.
Zones touchées
L’alopécie de traction touche principalement les zones où la traction est la plus forte, généralement la ligne frontale, les tempes et les contours.
Réversibilité
Aux stades précoces, l’alopécie de traction est réversible si les coiffures traumatisantes sont abandonnées. Cependant, une traction prolongée pendant des années peut provoquer une destruction définitive des follicules et une alopécie cicatricielle.
L’alopécie médicamenteuse
Certains médicaments peuvent provoquer une chute de cheveux temporaire ou permanente.
Médicaments concernés
Plusieurs classes de médicaments peuvent affecter les cheveux.
Les chimiothérapies anticancéreuses provoquent souvent une chute massive mais réversible. Certains antihypertenseurs, notamment les bêta-bloquants, peuvent causer une chute. Les anticoagulants comme la warfarine sont parfois impliqués. Certains antidépresseurs et médicaments hormonaux peuvent également affecter la croissance capillaire.
Caractéristiques
L’alopécie médicamenteuse prend généralement la forme d’un effluvium télogène diffus. La chute survient deux à quatre mois après l’introduction du médicament et se résout généralement après son arrêt.
Comment identifier son type de calvitie
Face à une perte de cheveux, plusieurs éléments permettent d’orienter vers le type de calvitie.
Questions à se poser
Réfléchissez au mode d’apparition de votre perte de cheveux. Est-elle progressive sur des mois ou années, ou brutale en quelques jours ou semaines ? Observez le schéma de la perte. Touche-t-elle des zones spécifiques comme les tempes ou le vertex, ou est-elle diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu ? Recherchez d’éventuels événements déclencheurs comme un stress, une maladie, un accouchement ou un nouveau médicament. Examinez votre cuir chevelu à la recherche de signes associés comme des rougeurs, squames, cicatrices ou plaques lisses.
L’importance de la consultation dermatologique
Seul un dermatologue peut confirmer avec certitude le type de calvitie grâce à l’examen clinique, la trichoscopie et éventuellement une biopsie. Un diagnostic précis est essentiel car les traitements varient considérablement selon le type d’alopécie.
Le finastéride, efficace dans l’alopécie androgénétique, serait inutile dans une pelade ou un effluvium télogène. Inversement, les corticoïdes indiqués dans la pelade n’ont aucun intérêt dans la calvitie commune.
Tableau récapitulatif des types de calvitie
Pour synthétiser les informations, voici les principales caractéristiques de chaque type.
L’alopécie androgénétique masculine évolue progressivement au niveau des tempes et du vertex. Elle est due aux facteurs génétiques et hormonaux et répond au finastéride et au minoxidil.
L’alopécie androgénétique féminine se manifeste par un éclaircissement diffus de la raie et est également d’origine génétique et hormonale. Elle répond au minoxidil et aux anti-androgènes.
La pelade apparaît de façon soudaine en plaques circulaires bien délimitées. D’origine auto-immune, elle peut se résoudre spontanément ou être traitée par corticoïdes.
L’effluvium télogène provoque une chute diffuse temporaire deux à quatre mois après un événement déclencheur. Il se résout généralement après traitement de la cause.
Les alopécies cicatricielles causent des dommages permanents avec destruction des follicules et cicatrisation. Elles nécessitent un traitement précoce pour limiter l’extension.
L’alopécie de traction touche la ligne frontale et les zones de traction. Causée par les coiffures traumatisantes, elle est réversible si prise tôt.
Questions fréquentes
Comment savoir si ma calvitie est génétique ou due au stress ?
L’alopécie androgénétique (génétique) suit un schéma prévisible avec recul des tempes et éclaircissement du vertex, progressant lentement sur des années. Le stress provoque plutôt un effluvium télogène avec une chute diffuse et soudaine deux à quatre mois après l’événement stressant. L’effluvium se résout généralement en quelques mois tandis que l’alopécie androgénétique ne s’arrête pas spontanément.
La pelade peut-elle devenir permanente ?
Dans la majorité des cas, la pelade en plaques se résout spontanément ou avec traitement dans les deux ans. Cependant, les formes totales ou universelles ont un pronostic plus réservé. Contrairement aux alopécies cicatricielles, la pelade préserve les follicules qui peuvent donc reprendre leur activité, mais certaines personnes gardent une alopécie prolongée.
Peut-on avoir plusieurs types de calvitie en même temps ?
Oui, il est possible de présenter plusieurs formes d’alopécie simultanément. Par exemple, un homme avec une alopécie androgénétique peut développer une pelade en plaques, ou une femme peut avoir une alopécie de traction aggravée par un effluvium télogène. Le dermatologue déterminera les différentes composantes.
Les femmes peuvent-elles avoir une calvitie comme les hommes ?
Rarement. L’alopécie androgénétique féminine provoque généralement un éclaircissement diffus plutôt qu’un recul frontal marqué. Cependant, certaines femmes avec des taux d’androgènes élevés peuvent développer un schéma plus masculin. Un bilan hormonal est alors recommandé.
À quel âge faut-il s’inquiéter d’une calvitie ?
Un début de calvitie à 18-20 ans, bien que précoce, n’est pas anormal pour l’alopécie androgénétique chez les hommes fortement prédisposés. En revanche, une perte de cheveux importante chez un enfant ou un adolescent, ou une chute soudaine à tout âge, justifie une consultation dermatologique rapide pour rechercher d’autres causes.
Conclusion
Les différents types de calvitie correspondent à des conditions distinctes ayant chacune leurs propres mécanismes, évolutions et traitements. L’alopécie androgénétique reste la forme la plus fréquente, mais la pelade, l’effluvium télogène et les alopécies cicatricielles nécessitent des approches thérapeutiques spécifiques.
Face à une perte de cheveux, la première étape est de consulter un dermatologue pour obtenir un diagnostic précis. Cette identification du type de calvitie orientera vers le traitement le plus adapté et permettra d’établir un pronostic réaliste. Plus le diagnostic et le traitement sont précoces, meilleures sont les chances de préserver ou restaurer votre chevelure.
Avertissement médical : Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre éducatif et ne remplacent pas une consultation médicale. Consultez un dermatologue pour un diagnostic et des recommandations personnalisés adaptés à votre situation.
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